L’éducation à Madagascar

Comme vous le saviez déjà, l’éducation est depuis tou­jours l’un des piliers fon­da­men­taux pour le déve­lop­pe­ment d’un pays. Tou­te­fois, quand on parle d’éducation, on parle aus­si d’un sys­tème poli­tique pérenne qui peut répondre aux attentes des peuples qui doivent être sur­tout conformes aux besoins des per­sonnes qui veulent se déve­lop­per. Durant la période entre 2018 à 2019, Mada­gas­car adopte la poli­tique de mise en place d’un sys­tème édu­ca­tif pérenne. Le but prin­ci­pal à cette époque était la mise en place d’un sys­tème édu­ca­tif de qua­li­té pour tout le monde. De ce fait, on pour­rait ensuite pen­ser au déve­lop­pe­ment durable du pays.

L’origine de l’éducation à Madagascar

Durant les années 1810 jusqu’à 1828, avant le règne de Rada­ma 1er, l’éducation à l’écrite n’a jamais exis­té à Mada­gas­car. À cette époque, pour trans­fé­rer les savoir-faire et les sagesses aux jeunes ascen­dants, les per­sonnes âgées les fai­saient ora­le­ment d’une géné­ra­tion à l’autre.

Image prise sur inter­net

Il est à noter que depuis les 1500, cer­tains étran­gers ont déjà visi­té les côtes de Mada­gas­car, comme les Arabes. Ces der­niers, pour se com­mu­ni­quer, se servent de l’alphabet arabe « sorabe ». Pour ce faire, ils uti­li­saient des papiers « Ante­mo­ro » comme sup­port de ses docu­ments. Il se trouve que les mots mal­gaches sont écrits pour la pre­mière fois dans la zone Sud-est, chez les Ante­mo­ro jusqu’à Tola­gna­ro, de Mada­gas­car en arabe. Après l’empire du roi mal­gache Andria­nam­poi­ni­me­ri­na, son fils Rada­ma 1er, était entou­ré des Ante­mo­ro en tant que conseiller poli­tique et même des devins astro­logues dans le palais. De ce fait, envie de savoir le monde de la lit­té­ra­ture, le roi lui-même avait deman­dé à ses entou­rages de lui apprendre à écrire et à lire. Par suite, en 1820, le roi avait noué un lien d’amitié avec les étran­gers euro­péens. Ces der­niers avaient pour but d’apprendre l’alphabet latin aux popu­la­tions locales afin de faci­li­ter les com­mu­ni­ca­tions. D’autant plus, le roi avait consta­té que l’alphabet latin était plus facile à apprendre et à uti­li­ser que celui des Ante­mo­ro. De ce fait, Rada­ma 1er ordon­nait que les Mal­gaches emploient l’énumération alpha­bé­tique anglaise pour ses lan­gages tels que : a ; bi ; di ; e ; efo ; gué ; haint­so ; i ; dji ; ké ; el ; emm ; enn ; ou ; pi ; ara ; eso ; ti ; vé ; i gri­ka ; zeda. Ain­si, l’alphabet mal­gache contien­dra 21 lettres en dédui­sant les lettres « c », « q », « u », « w » et « x ».

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Le taux d’alphabétisation malgache

D’après nos res­sources, pour cette année, le taux d’alphabétisation à Mada­gas­car est seule­ment à 23,3%. C’est une valeur vrai­ment inquié­tant pour l’avenir de ce pays. D’après le Minis­tère de l’Education Natio­nal, deux régions par­mi les 22, dont Ano­sy et Androy dis­posent le pour­cen­tage le plus éle­vé par rap­port aux restes. Il se trouve donc que ces deux régions sont à pré­sent en retard en matière d’alphabétisation. La prin­ci­pale rai­son c’est sans doute l’insécurité, la sèche­resse et sur­tout le Kere qui sub­siste dans ces lieux. Aus­si, d’un autre côté, plu­sieurs fac­teurs peuvent per­tur­ber voire même empê­cher les ensei­gne­ments comme les moyens des parents et aus­si ses per­sua­sions.

Tou­te­fois, les causes pro­bables de l’analphabétisation à Mada­gas­car sont plu­sieurs. Mais pour la plu­part des cas, puisque les parents sont peu ins­truits et pauvres, ils ne peuvent donc pas pro­mettre à leurs enfants un ave­nir meilleur en les ensei­gnant. D’autant plus, un bon nombre de parents ont même une appré­cia­tion néga­tive des écoles parce que ses enfants seront rete­nues dans ces endroits en train d’étudier alors qu’ils doivent les aider dans leurs besognes.

D’un autre côté, même si tous les parents seront convain­cus pour envoyer ses enfants à l’école, mal­heu­reu­se­ment, les éta­blis­se­ments sco­laires exis­tants à Mada­gas­car n’arrivent pas à accueillir tous les enfants du pays. En effet, le pro­blème ne s’agit pas seule­ment des parents ou de mau­vaises volon­tés des étu­diants, mais aus­si le manque des infra­struc­tures.