Le système électoral de Madagascar

A Madagascar, les élections sont les meilleurs moyens pour accéder au pouvoir. Il existe deux types d’élections à Madagascar : le scrutin universel direct, ainsi que le système des grands électeurs. La dernière élection présidentielle a eu lieu en 2018, et la prochaine cette année 2023. À titre d’information, l’actuel président peut toujours se représenter pour un deuxième mandat. Dans cet article, nous allons vous présenter le système électoral de Madagascar.

Le mode de scrutin à Madagascar

Comme il a été indiqué par le comité organisateur d’élections, la prochaine élection présidentielle aura lieu en novembre 2023. Les autres élections législatives et communales ne sont pas encore communiquées. L’actuel président de Madagascar est Andry Rajoelina. Selon la constitution, il peut encore se représenter aux prochaines élections présidentielles. Le système électoral à Madagascar se présente comme suit : le président sera élu au scrutin uninominal qui se déroule à deux tours. Ce sont les deux candidats qui obtiendront le plus de voix au premier tour s’affronteront au deuxième tour. Celui-ci se déroulera 30 jours après l’annonce officielle des premiers résultats.

Il est important de souligner le fait que les candidats à la présidence doivent respecter les conditions inscrites dans la Constitution de Madagascar, notamment :

  • De nationalité Malgache ;
  • Bénéficie du droit civil et politique ;
  • Plus de 35 ans ;
  • Résidant à Madagascar depuis 6 mois au moins.

Au cas où le président actuel se présente aux élections, il va démissionner 60 jours avant les élections, ce sera le président du Sénat qui va devenir président par intérim. Si le président du Sénat se présente également, ce sera le gouvernement qui va assurer la fonction de chef d’Etat. Le comité en charge de l’organisation des élections est le bureau indépendant, CENI ou la Commission Electorale Nationale Indépendante.

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Présidents de Madagascar
Image prise sur internet

 

Les élections législatives

Pour vous informer, l’Assemblée Nationale Malgache est composée de 160 députés élus par le peuple. Leurs mandats durent 5 ans. Le Sénat est composé de 90 sénateurs. Deux tiers de ces sénateurs sont élus par les législateurs locaux. Tandis que l’autre tiers des sénateurs est nommé par le président lui-même. Le mandat est de 5 ans également.

Le gouvernement dirigé par le premier ministre va s’occuper des tâches administratives du gouvernement. C’est aussi le président qui nomme le premier ministre avec qui il veut travailler. Le travail du premier ministre ainsi que les parlements, c’est de mettre la législation en place. Puis, le rôle du gouvernement, c’est de l’exécuter. L’Assemblée nationale de son côté peut faire voter une motion de censure pour obliger le Premier ministre et son gouvernement à faire machine arrière. Cependant, ce sera la Cour Constitutionnelle qui va examiner les nouvelles lois et vérifier si elles sont conformes à la constitution ou non. En même temps, ce sera la législation qui va déterminer l’administration territoriale. Leur but c’est de rendre les 6 provinces autonomes.

Le déroulement de la dernière élection

A titre de rappel, la dernière élection a eu lieu en 2018, Andry Rajoelina était l’heureux vainqueur. Il a été en compétition contre Marc Ravalomanana, avec 55,66% des voix. Pour assurer une stabilité politique, Marc Ravalomanana a reconnu sa défaite et a félicité le président.  L’actuel président a pris ses fonctions le 19 janvier 2019. Après sa montée au pouvoir, il a obtenu la majorité auprès de l’Assemblée nationale. En temps normale, le sénat aurait dû être dissout, cependant, le président a reçu un avis défavorable auprès de la HCC. Cela n’a quand même pas empêché le président d’obtenir la majorité auprès de la chambre basse et haute.

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Bref, le système électoral de Madagascar se repose vraiment sur une élection démocratique. D’ailleurs, la communauté internationale contribuera à l’organisation et surtout la surveillance de la crédibilité de cette élection. Le pays sombre déjà dans le KO, des crises politiques ne sont plus souhaitées.

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