Pourquoi ne faut-il pas enterrer un mort le matin à Madagascar ?

Tombeau

Illustration d'un tombeau Malgache. Photo prise sur internet

Les enterrements et les obsèques sont des cérémonies importantes pour les Malgaches. En général, elles se divisent en deux parties, l’enterrement et le retournement des morts. Ces dernières sont soumises à des rites et traditions précises. Les rites font parties des traditions Malgaches. Et même avec l’arrivée des religions à Madagascar, le christianisme et l’islamisme, les traditions concernant les rites funéraires sont toujours respectées.  Dans ce texte, nous allons expliquer, pourquoi ne faut-il pas enterrer un mort le matin à Madagascar ?

Tombeau
Tombeau Malgache. Photo prise sur internet.

Qu’est ce qui se passe au moment d’un décès ?

Toutes les procédures sont presque les mêmes dans les différentes régions de Madagascar au moment d’un décès :

  • La famille du défunt se réunit pour préparer la maison afin de l’accueillir ;
  • La préparation des faire-part de décès ;
  • Réunion de famille sur le lieu de l’enterrement ;
  • Diverses préparations : repas mortuaire, la veillée funèbre, etc.
  • Préparation de la cérémonie d’obsèques : rendez-vous avez le prêtre, achat des tissus mortuaires (les lamba landy), etc.
  • Prise de contact avec un orateur qui prendra la parole lors des visites des voisins, amis et proches de la famille ;
  • etc.

Quelles sont les interdits lors des obsèques ?

Les Malgaches fonctionnent selon la tradition et les interdits, il existe beaucoup d’us à respecter surtout pendant les enterrements et les obsèques. Chez les Malgaches, un tombeau ne doit pas s’ouvrir le matin. Les enterrements doivent toujours avoir lieu en après-midi. D’autres cultures exigent même le soir. Surtout en province. En effet, selon les Ntaolo Malagasy, la porte du tombeau doit se tourner vers l’Est. De ce fait, durant l’après-midi, le tombeau sera touché par le soleil, d’où l’importance d’enterrer un mort dans l’après-midi.

Il est également interdit de cracher sur le lieu de l’enterrement pour ne pas se faire suivre par des fantômes. Sur le lieu de l’enterrement, un orateur va prendre la parole une fois terminée pour remercier tous ce qui est présent sur place.

Les Malgaches sont une population qui respecte le « Fihavanana » à la lettre. Du coup, un enterrement sera assisté par beaucoup de personnes. Mais ce, à quelques conditions, soit le défunt était présent à presque tous les cérémonies funéraires du village « manao adidy » comme on dit. Soit il est une personne très respectée sur son territoire. Soit c’est une personne riche, qui a le respect de presque tout le monde. Mais aujourd’hui, le respect de ces traditions et coutumes a presque diminué.